Tombée du lit, un matin, j'en profite pour prendre le métro direction le MK2 Bibliothèque et la projection de Queen of Earth. Je baille un peu dans la manche de mon sweat, et la cafétéria est fermée, mais je trouve un coffret Philippe de Broca/Jean-Pierre Cassel à la boutique du cinéma (ah, L'Amant de cinq jours...) et je suis bien contente d'avoir fait le déplacement. Queen of Earth est un beau film sur la dépression et la paranoïa,qui me donne inexplicablement envie de voir Répulsion de Polanski.
Un soir, je fais l'effort surhumain de lutter contre une flemme monstrueuse pour aller à la Maison de la Poésie, écouter une conférence de Christine Angot, préambule à la lecture de son dernier roman, Un Amour impossible. Si je ne l'ai pas encore lu, perdue que je suis en ce moment dans les romans de Sofi Oksanen, je me laisse porter par la voix de Christine Angot qui parle de sa difficulté à écrire son livre. Comme on me le fera remarquer plus tard, Christine Angot, elle, n'a pas abandonné l'écriture malgré les difficultés. J'hésite à pleurer un peu quand elle entonne une chanson de Dalida sur laquelle ses parents avaient dansé, mais je me retiens, la salle est pleine à craquer et je n'ai pas envie de me faire remarquer. Le lendemain, allongée sur le canapé, je relis Sujet Angot, et me dit que voilà, c'est ça, voilà ce à quoi je tends. Réussir ça. J'en suis loin, pourtant. Peut-être un jour.
Sur Arte, Roland Barthes explique qu'au fond, on n'écrit jamais que pour être aimé, et que somme toute ça ne marche jamais. Je pense à Arnaud Cathrine qui, dans Nos vies romancées, racontait qu'à chaque rupture il relisait Fragments d'un discours amoureux, et qu'à chaque relecture il cochait des passages différents. Les romans d'Arnaud Cathrine, que j'ai tant aimé quand il prêtait sa voix à Sarah Kane ou qu'Eric Caravaca les adaptait au cinéma. Je n'ai pas tellement changé depuis toutes ces années.
Sur Arte, Roland Barthes explique qu'au fond, on n'écrit jamais que pour être aimé, et que somme toute ça ne marche jamais. Je pense à Arnaud Cathrine qui, dans Nos vies romancées, racontait qu'à chaque rupture il relisait Fragments d'un discours amoureux, et qu'à chaque relecture il cochait des passages différents. Les romans d'Arnaud Cathrine, que j'ai tant aimé quand il prêtait sa voix à Sarah Kane ou qu'Eric Caravaca les adaptait au cinéma. Je n'ai pas tellement changé depuis toutes ces années.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire